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Ni Secte, ni Zaouïa, ni ………. Parti politique !!

La polémique bat son plein au tour de la décision de suspension, par le conseil national du syndicat national des praticiens de santé publique, des membres du bureau local SNPSP de l’EPSP de Draria dans la wilaya d’Alger.

Tour à tour, des commentaires publiés sur une page web gérée par ce même bureau local, continuent de crier à l’injustice et à l’autoritarisme des instances nationales du SNPSP.

En ma qualité de président national du SNPSP,  j’ai été rappelé à l’ordre par les représentants du bureau local de l’EPSP de Draria (wilaya d’Alger) à travers une correspondance rendue publique.  

Je suis interpellé, à juste titre d’ailleurs, non pas pour me prononcer sur un  cas disciplinaire tranché en conseil national, mais pour exprimer un point de vue et éventuellement apporter un éclairage dans l’esprit de nos adhérents à Draria et sur l’ensemble du territoire national, sur les raisons qui ont motivé cette décision.

Le syndicat national des praticiens de santé publique est une organisation régie par des statuts et un règlement intérieur adopté en congrès et la participation des adhérents, dans tout projet décisionnel, a toujours été au cœur des préoccupations du bureau national.

Le fait qu’aucune réserve n’a été émise sur les statuts par les services concernés du ministère du travail, suite aux travaux du dernier congrès du SNPSP, atteste de la conformité de l’ensemble des dispositions statutaires avec la loi 90-14 du 02 juin 1990 (article 15 des statuts). Des dispositions qui garantissent pleinement aux adhérents la libre expression pour un débat sain et contradictoire dans des espaces organiques identifiés, à savoir :

-         Les assemblées générales des adhérents du SNPSP,

-         Les bureaux de wilayas,

-         Les conseils régionaux (EST, OUEST, CENTRE et SUD CENTRE)

-         Les bureaux régionaux,

-         Le conseil national

-         Le congrès.

Ce système de représentation, critiquable en soi comme tout système d’ailleurs, permet au SNPSP de se maintenir debout et de rassembler autour de ses objectifs ; médecins, dentistes et pharmaciens généralistes et spécialistes de santé publique épris de justice et engagés, physiquement, dans la lutte pour un statut social digne du praticien et un secteur de la santé publique consolidé et performant.

A ce titre, il est à rappeler aux 12 000 adhérents recensés pour l’année 2012 – 2013, que le SNPSP a participé activement à :

  • La promulgation du premier statut particulier du praticien en 1991,
  • L’instauration d’une prime de garde en 1995,
  • Le glissement de catégories sur la grille des salaires en 2002,
  • L’octroi de la prime d’intéressement et de la prime de contagion en 2002,
  • La récupération de la garde en 2004,
  • La signature de la 1ère convention d’assurance CAAR – SNPSP en 2005,
  • La consécration de la gradation dans l’évolution de carrière des praticiens à travers un projet de statut négocié (2005 à 2008) promulgué en 2009,
  •  La revalorisation du régime indemnitaire spécifique en 2011,

Le bilan de deux décennies d’existence et le mérite revient aux confrères et  consœurs, issus de toutes les régions du pays, qui nous ont représenté et encadré depuis les premières assises qui ont vu naitre le SNPSP à SIDI BELABBES le 15 mai 1991.   

L’année 1998 aura été celle de la crise. Une grave crise de légitimité qui a secoué le SNPSP du fait du non respect des dispositions statutaires régissant la tenue du congrès, situation qui a suspendu toutes les activités syndicales jusqu’en 2001 date à la quelle une décision de justice a entériné la légalité du congrès de SKIKDA.  

Ce rappel des faits n’a pas pour objectif de vanter des acquis vaillamment arraché aux pouvoirs publics dans toutes les étapes de la lutte syndicale qu’on mené cote à cote adhérents (es) et délégués du SNPSP depuis vingt ans, c’est essentiellement pour dire qu’on ne pourra pas avancer ensemble vers nos objectifs sans le respect des statuts et du règlement intérieur qui structurent notre fonctionnement, nos relations organiques et nos prises de décision.

L’adhérent, le délégué, la structure syndicale locale doivent se soumettre aux cadres organiques hiérarchisés de l’organisation syndicale, quel qu’elle soit, dans le respect des dispositions réglementaires qui gèrent son fonctionnement pour ne pas laisser le désordre s’installer et donner à l’anarchie le moyen de casser la cohésion du collectif concerné.

Personnellement, je considère que le syndicat national des praticiens de santé publique fait beaucoup dans le sens de la promotion des principes démocratiques en son sein, que la libre expression est préservée pour tout adhérent, directement au niveau des assemblées générales locales et indirectement à travers des délégués « élus » et « mandatés » pour les représenter au niveau des bureaux de wilayas, des conseils régionaux, du conseil national ou du congrès dans le respect du prorata proportionnel aux nombre d’adhérents pour chaque établissement.

Je considère également que l’assemblée générale locale est souveraine dans ses décisions lorsque celles-ci relèvent de la compétence locale mais qu’elle doit se soumettre aux résolutions des conseils régionaux, du conseil national, et du congrès (Articles 07, 12, 25 des statuts / article 13 du règlement intérieur).

Des dispositions opposables à nos adhérents de l’EPSP de Draria dans la wilaya d’Alger de même qu’elles le sont pour les 12 000 adhérents du SNPSP répartis sur le territoire national.

L’autonomie dans le fonctionnement des bureaux locaux, garantie par les statuts et le règlement intérieur du SNPSP, doit s’exercer localement et être au  service du collectif national  et de l’intérêt suprême de l’organisation syndicale. De ce fait, l’autonomie des bureaux locaux ne peut être une porte ouverte à une compagne d’insulte, de diffamation et de surenchère à l’encontre des membres du bureau national et des instances nationales du SNPSP.

La compagne de dénigrement, les propos décrédibilisant les instances organiques régionales et nationales du SNPSP largement alimentés sur le blog et le forum géré par le bureau local de l’EPSP Draria ont fait l’objet, durant le dernier mandat, de mise en demeure verbale lors de deux conseils nationaux (Jijel en 2011 et Alger en 2012) et le président du bureau local s’est engagé à se conformer aux recommandations de cette instance suprême du SNPSP.

S’acharner à semer le doute dans l’esprit des adhérents en diffamant publiquement le déroulement des travaux du 6ème congrès du SNPSP,  permettre à travers le forum rattaché au blog du bureau local, la promotion d’autres syndicats et l’appel régulièrement lancé pour la création d’un syndicat des chirurgiens dentistes, qualifier et encourager d’autres « forumistes » à traiter les membres du bureau national de salopards, d’ignares, d’idiots, d’incompétents, de magouilleurs, de traitres, de barrons, de despotes et de ……. Fascistes.

Ce sont là, les seules et véritables raisons qui ont motivé la décision disciplinaire à l’égard des membres de ce bureau local. Une décision retenue puis confirmée en conseil national à Tlemcen le 06 12 2012 et Alger le 07 02 2013.

En amont et bien avant d’arriver là, le bureau local de l’EPSP de Draria a été invité  par le bureau de wilaya d’Alger puis par le conseil régional Centre à s’expliquer sur les raisons et les objectifs assignés à la publication sur le blog d’un compte rendu diffamant le congrès du SNPSP et intitulé « Le Congrès verrouillé ».

Egalement et dans le respect des décisions du conseil national de Tlemcen, le président de ce bureau local a été sommé par le bureau national, siégeant en commission de discipline le 17 01 2013 à Alger, de se conformer tout simplement aux statuts et au règlement intérieur du SNPSP et de procéder à la fermeture de l’actuel blog car le syndicat national des praticiens de santé publique n’a qu’un seul site officiel à compétence nationale et qu’un seul porte parole ; le président national.

Il ne peut y avoir un « statut particulier » pour un bureau local qu’il soit à Alger, à Saida, à Jijel ou à Adrar car cautionner cela, ouvrirait la porte à tous les dérapages, comme on ne peut accepter le fait que des adhérents au SNPSP soient prisonniers d’une démarche d’insubordination délibérée imposée par ceux là même qu’ils ont élus conformément à des dispositions statutaires et réglementaires valable sur l’ensemble du territoire national.

Non, les membres du bureau national, nos délégués au conseil national, nos congressistes ne sont pas corrompus !! Ils sont, peut être pas assez anciens et intelligents que leurs confrères du bureau local de l’EPSP de Draria mais ils sont intègres et pleinement engagés dans le combat de la dignité et la défense des intérêts matériels et moraux du praticien de santé publique. Bilan moral 20092012.pdf

Le syndicat national des praticiens de santé publique n’est pas « une Secte », ni une « Zaouïa » ni ……….. Un parti fasciste et l’appel solennel à la révolte contre « les fascistes » du bureau national et les décisions du conseil national du SNPSP, parrainé officiellement par le bureau local de l’EPSP de Draria, ne changera rien en la conviction de tout adhérent sincère que la discipline syndicale doit être au dessus de tous.   

Le SNPSP appartiendra toujours à ses  milliers d’adhérents dont ceux de l’EPSP de Draria, qui ont certainement la liberté de s’exprimer et le choix d’agir dans un cadre qui nous structure au niveau national et qui identifie clairement nos relations organiques.

 Le Président du SNPSP / Dr Lyes MERABET

 

  

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