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Communiqué de l'intersyndicale

Comm intersyndicale n° 04.pdf

Suite aux dernières mesures répressives décidées par les pouvoirs publics en réponse à notre mouvement de protestation, les Conseils Nationaux du SNPSP et du SNPSSP se sont réunis respectivement le 25 et le 26 mars 2010 à Alger. Ces conseils nationaux, qui interviennent après la tenue d’assemblées générales des adhérents, ont évalué le mouvement de grève mené conjointement depuis près de quatre mois.

 Les décisions suivantes ont été prises : 

-          Le gel de la grève.

-          L’attachement réitéré à la plate forme de revendications légitimes des praticiens.  

-          Le boycott des relations avec la tutelle, dans le cadre de l’activité syndicale, jusqu’à manifestation d’une volonté concrète de prise en charge de nos revendications.

-          L’organisation d’un rassemblement  national des praticiens le samedi  03 avril 2010 au CHU Mustapha à Alger, suivi ultérieurement d’autres rassemblements.

-          Agir en concertation avec les syndicats autonomes de la fonction publique pour la défense des libertés syndicales et le droit de grève.

-          La  saisie des organisations nationales et internationales (Ligue des droits de l’Homme, Internationale des services publics, bureau international du travail…) pour dénoncer le traitement réservé à la protestation des praticiens de santé publique.

-          Le port d’un brassard noir sur les lieux de travail.

L’intersyndicale dénonce les méthodes de  la tutelle, en  totale négation du droit syndical consacré par la constitution, les lois algériennes et les conventions internationales ratifiées. Celle-ci  a engagé un semblant de dialogue, pour en définitive exiger des partenaires sociaux de se ranger à leur dictat sinon de subir des mesures répressives et coercitives. Cette attitude envers les syndicats autonomes, l’exercice du droit syndical et donc le droit de grève  est annonciatrice d’une velléité de remise en cause de ces acquis, preuve en est le recours systématique à des décisions de justice pour empêcher les mouvements de contestation déclenchés en total respect  des lois. Il est déplorable de constater que l’investissement massif dans les équipements et les structures se fasse au détriment des ressources humaines, sans lesquelles le secteur de  la santé publique ne peut être pleinement fonctionnel.

La détermination dont ont fait preuve les praticiens de la santé publique n’est pas pour fléchir sous  et malgré les coups de Jarnac des autorités, qui à défaut de compétence et de volonté à régler les problèmes de fond posés par notre mouvement de contestation, recourent à la solution de facilité que constitue l’usage systématique de la répression juridique, policière et  administrative. En dépit de ces vicissitudes, les deux syndicats restent plus que jamais déterminés à faire aboutir leurs revendications. L’intersyndicale salue la mobilisation et la détermination des praticiens de la santé publique qui ne s’est pas démentie tout au long de cette grève malgré les intimidations, les manœuvres de déstabilisation et de division, grève qui fera date dans les annales des luttes syndicales en Algérie, bien au-delà du secteur de la santé, non seulement par sa durée, mais aussi par son déroulement exemplaire, et par la diversité des actions menées, telles l’organisation de grands rassemblements régionaux, notamment dans la capitale, mais aussi une forte médiatisation et un grand travail de sensibilisation et de vulgarisation de nos revendications auprès de différentes instances politiques et de l’opinion publique.

Les consœurs et confrères réunis en intersyndicale, unis dans un combat pour la dignité ont mené une lutte difficile mais exemplaire sans se désengager de leurs responsabilités envers les malades à contrario de la tutelle qui s’en est désintéressé, le service minimum ayant été assumé spontanément et unilatéralement par les praticiens. Toute notre considération va à celles et à ceux qui se sont mobilisé  durant ce mouvement, leur lutte pour la dignité, qui n’est point vaine, et leur détermination à remettre en cause ce système de santé défaillant et en totale déréliction, les grandis et  œuvre à la sauvegarde de leur outil de travail.

Cette grève a surtout définitivement consacré dans les faits la naissance d’une intersyndicale des praticiens de la santé publique, qui désormais, s’impose  sur le terrain en tant qu’acteur incontournable et de première ligne, défenseur irréductible du secteur  de la santé publique, victime d’une volonté réelle de  mise à mort. C’est pour tout cela que notre mouvement constitue un moment remarquable que l’Histoire inscrira en lettres d’or malgré les vicissitudes du présent. Les deux syndicats réunis dans l’intersyndicale des praticiens de la santé  publique, qui se sont toujours inscrits dans une démarche résolument et volontairement légaliste, rappellent que ce mouvement de grève à été déclenché dans le strict respect de la réglementation en vigueur et réfute en conséquence les accusations injustes et infondées émanant des pouvoirs publics.

Il n’est de batailles de perdues que celles qui ne sont pas menées et les causes justes finissent inéluctablement par triompher. Notre cause est juste. Restons unis, solidaires et mobilisés.

P - L'intersyndicale des praticiens

Dr Merabet / dr Yousfi

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