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La CNCPPDH nous soutient

images 2.jpgLe président de la CNCPPDH, maître Farouk Ksentini, n’apprécie guère les menaces brandies par le ministre de l’Education nationale envers les enseignants afin d’arrêter leur mouvement de protestation, ainsi que celles du ministre de la Santé à l’égard des praticiens de santé publique, toujours en grève. Des procédures qualifiées d’«abusives » par le président de la CNCPPDH. Intervenant, jeudi dernier, lors d’une conférence-débat sur les droits de l’homme tenue au forum d’ El Moudjahid, Farouk Ksentini s’est interrogé : «Pourquoi les pouvoirs publics ont-ils laissé la situation atteindre le pourrissement pour ensuite recourir à la justice pour qu’elle déclare la grève illégale ?» Le droit à la grève est consacré par la Constitution, rappellera maître Ksentini qui a souligné que les textes de loi sont exploités de manière abusive pour être utilisés de manière «encore plus abusive». Tout en soulignant le bien-fondé des revendications socioprofessionnelles des enseignants et celles des praticiens, le président de la CNCPPDH estime que les pouvoirs publics doivent s’inquiéter des problèmes sociaux des travailleurs, notamment leur pouvoir d’achat. Il appellera, ainsi, les pouvoirs publics à privilégier le dialogue et les négociations à la place des menaces à travers le recours à la justice. L’intervenant estime que la grève des enseignants «était pénible mais pas inutile» du moment qu’ils ont eu satisfaction quant à leurs doléances. Il appelle, cependant, les praticiens de santé publique et leur tutelle, toujours en conflit, à se réunir pour trouver une solution «urgente» à cette crise, notamment pour le bien du malade. «Il faudrait forcer les deux parties à se concerter pour trouver une solution», a-t-il déclaré. Un avis que partage son collègue, maître Chérif Chorfi. L’avocat, qui dit ne pas comprendre «pourquoi on a attendu aussi longtemps pour recourir à la justice », a précisé que «l’on ne peut déclarer une grève illégale au bout de trois mois». Par ailleurs, pour maître Ksentini, les droits de l'homme sont «une culture qui n'est pas facile à répandre, et l'Algérie, qui a été colonisée puis a connu une période de terrorisme, a connu un déficit énorme en matière de droits de l'homme». Ne se déclarant pas pessimiste, il a affirmé que «tous les ingrédients» sont réunis pour que l'Algérie devienne un Etat de droit. «Ce n’est pas parce que l’Algérie a raté le train de l’industrie qu’elle ne peut pas rattraper celui des droits de l’homme», a-t-il souligné. 

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/03/20/article...

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