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Les praticiens s'organisent

Praticiens de la santé publique : des AG sur fond de protestation

Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a décidé de tenir des assemblées générales sur tout le territoire national. «Nous avons tenu cette assemblée générale afin d’étudier toutes les voies nous permettant de reprendre le mouvement de protestation», nous déclare le Dr Mohamed Messaoui, président du bureau de la région centre du SNPSP lors de la tenue de l’AG de l’EPSP de Baraki jeudi dernier. En fait, l’ordre du jour des AG tenues sur tout le territoire national était le même : reprendre le mouvement de protestation. Justement, pour le bureau de la région centre de la wilaya d’Alger, 200 membres étaient présents et ont exprimé par des bulletins secrets leur soutien pour le mouvement de grève qui devra être repris juste après le 27 octobre prochain, date où le Conseil national du syndicat, organe suprême après le congrès, regroupera ses délégués syndicaux des 48 wilayas du pays à Tizi Ouzou les 27 et 28 octobre prochains. A Blida, des AG ont été aussi organisées au cours de la semaine écoulée. Des assemblées tenues au niveau des EPSP de Ouled Yaich, Larbaâ, Bouinan et Mouzaia, les EPh d’El-Affroun, Meftah, Boufarik et Blida. «Nous avons traité deux points importants : le mutisme de notre tutelle par rapport à nos revendications mais aussi les horaires de travail complètement perturbées après la mise en application du nouveau week-end », nous explique le Dr Samir Belkasmi, président du bureau de la wilaya de Blida du SNPSP. Pour l’EPSP de Ouled Yaich, les 183 membres présents ont décidé de la la grève illimitée jusqu’à l’aboutissement des revendications. Notre interlocuteur signalera que les praticiens de la santé publique continuent à vivre une situation qu’il qualifie de «dramatique» et réclament un statut particulier digne au moment où d’autres fonctions sont déjà passées au stade du régime indemnitaire. «Nous représentons un secteur vital et si nous décidons de boycotter toutes les activités de soins, la santé du citoyen sera considérablement touchée», avertit le Dr Belkasmi. Le Dr Merabet, président du SNPSP, a stigmatisé non seulement le mutisme de la tutelle mais aussi celui des hauts responsables de l’Etat. «C’est le statu quo ! Notre situation n’a pas changé d’un iota malgré toutes les demandes d’intervention qu’on a adressées au chef de l’Etat depuis plus d’une année !» dira t-il. Cependant, les organisations syndicales, membres de la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique (CNSAFP) et représentant le secteur de la santé, ont finalement conclu que les hauts responsables de l’Etat et le ministère de la Santé tournent encore le dos à leurs revendications socioprofessionnelles et cette situation ne pourra que les rendre à une évidence : reprendre le mouvement de protestation début novembre et le maintenir jusqu’à ce que les autorités réagissent. Hidayette Bersali

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